L’heure de vérité a sonné pour l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC). Ce jeudi 6 août 2026 à Mpwene, l’opérateur minier a été mis face à ses responsabilités lors d’une rencontre inédite avec les riverains. Orchestrée par l’Action sans Frontières, cette médiation sans langue de bois a permis d’établir un cadre d’échange dans une zone jusque-là dominée par les non-dits.

Dans ce groupement du Lualaba, les tensions qui pesaient sur les villages de Tombolo et Kyamabungu ont connu une évolution notable. Sous la modération du coordonnateur national Mica NTENGA, l’organisation non Gouvernementale action sans Frontières au travers son Programme « La voix des villageois » a réuni autour d’une même table autorités traditionnelles, agriculteurs, creuseurs artisanaux et femmes de ménage face aux délégués d’EGC.

Pendant plus de trois heures d’échanges intenses, les riverains ont exposé sans détour leurs griefs : absence de consultations populaires préalables, manque de transparence autour du Plan de Réinstallation et interdiction des activités agricoles et halieutiques sans l’accompagnement des services techniques étatiques.
Face à ces contestations adossées au Code minier congolais et aux standards internationaux, les représentants d’EGC ont pris la mesure des attentes locales. Les débats ont débouché sur la création d’un cadre de dialogue structuré. Cette instance permanente permettra de suivre le processus de délocalisation en toute transparence.
Cette médiation constitue le point d’orgue des enquêtes de terrain menées par l’organisation, qui finalise un rapport d’évaluation et un documentaire audiovisuel attendus pour le 11 août prochain.
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