Un vent de revendication souffle sur le secteur de la sous-traitance minière dans la province du Lualaba. Le lundi 17 août 2026, le collectif des employés de la société BUNKER affectés au sein de l’entreprise Chinoise CCR a transmis un mémorandum à sa Direction Générale, avec copie conforme à la direction du site d’accueil. Tout en réaffirmant leur loyauté et leur engagement professionnel, les travailleurs dressent un inventaire précis de leurs préoccupations et demandent l’ouverture immédiate de négociations.
Les revendications portées par le collectif touchent directement à l’application du Code du travail en République Démocratique du Congo. Les travailleurs sollicitent en premier lieu un ajustement de la grille salariale sur la base du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), soutenu par une transparence totale à travers la délivrance régulière de bulletins de paie détaillés et expliqués.
Sur le plan de l’organisation opérationnelle, le mémorandum souligne l’urgence de clarifier la majoration des heures de nuit ainsi que le traitement des prestations effectuées les jours fériés. Le collectif réclame également un encadrement structuré sur le terrain grâce à la désignation de superviseurs et chefs d’équipe BUNKER clairement identifiés, une meilleure prise en charge médicale étendue aux familles, une distribution claire des allocations familiales et une planification équitable des congés annuels.
Afin d’inscrire le climat social dans la durée et d’éviter les tensions récurrentes, les employés proposent la mise en place d’une Convention Collective propre à BUNKER. Cet instrument juridique permettrait de fixer un cadre transparent concernant les rémunérations, la sécurité, la couverture santé et les conditions de travail générales sur le site de CCR.
Soucieux de privilégier la voie de la concertation, les travailleurs sollicitent une audience directe avec la Direction Générale et fixent un délai de 48 heures pour obtenir une première réponse. Le collectif précise toutefois qu’à défaut d’un retour favorable dans ce délai, il engagera les démarches légales prévues par la législation du travail et saisira les autorités compétentes de la province du Lualaba.
Néanmoins, selon une source interne, près de 50 agents seraient sous menaces de licenciement, après le dépôt de ce
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