Plus de 2 000 ménages des cellules Kabila I et II au quartier Musonoie, dans la ville de Kolwezi réclament des garanties de transparence avant toute opération de relocalisation par la Compagnie Minière Tondo CMT. Le 4 août 2026 leur regroupement communautaire a transmis un mémorandum officiel à la Commission provinciale de délocalisation afin de défendre les droits des populations impactées
Près d’un an après le repérage et le marquage de leurs habitations les résidents dénoncent l’absence totale d informations officielles. Aucun calendrier précis, aucun critère d’évaluation des biens, aucun barème d’indemnisation ni plan de restauration des moyens de subsistance ne leur a été communiqué à ce jour.
Cette inquiétude est renforcée par les précédents litiges liés aux opérations de la même entreprise minière dans la cette partie. A la cellule Kabila Antenne des indemnisations jugées largement inférieures à la valeur réelle des biens continuent d’y être contestées par les expropriés. De même à la Cellule 14 plusieurs ménages affirment avoir reçu un dédommagement financier sans réinstallation effective ni accompagnement socio-économique.
Tout en affirmant ne pas s’opposer aux investissements miniers ni au développement de la province du Lualaba le regroupement exige le respect strict des cadres légaux en vigueur. Les représentants rappellent que la Constitution de la RDC, le Code et le Règlement miniers, la Norme de performance numéro 5 de la SFI ainsi que les Principes directeurs des Nations Unies imposent une consultation préalable et une indemnisation équitable.
Pour sortir de l’impasse par le dialogue, le regroupement demande l’organisation d’une concertation officielle tripartite entre la Commission provinciale la CMT et les représentants légitimes des habitants. Il exige la publication du Plan d’action de réinstallation, la réalisation d’un audit indépendant des délocalisations antérieures contestées ainsi que des indemnisations justes basées sur la valeur intégrale de remplacement.
Le regroupement réclame également la viabilisation totale des sites d’accueil avant tout déplacement effectif et la création d’un mécanisme indépendant de gestion des plaintes
Privilégiant une approche concertée les habitants des cellules Kabila I et II attendent désormais une réponse formelle des autorités provinciales afin d’éviter tout passage en force au détriment des droits humains fondamentaux.
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