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Lualaba : un travailleur congolais violemment agressé par des expatriés chinois à l’entreprise CECC sous-traitant de CMOC KFM

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Un blessé grave et un site minier plongé dans le chaos le plus total. C’est le bilan provisoire d’une grève pour l’amélioration des salaires qui a brutalement dégénéré, ce samedi 29 août 2026 au village Kisanfu. Les affrontements ont opposé les travailleurs congolais aux cadres expatriés chinois de l’entreprise CECC, un sous-traitant  du géant minier CMOC Kisanfu Mining (KFM). L’usage de la force contre les grévistes et des tirs de sommations ont transformé une protestation sociale en une scène des violations des droitshumains.

Le point d’orgue de cette journée noire reste l’image d’un travailleur congolais pris au piège, encerclé et violemment tabassé à coups de bâtons par une dizaine de sujets chinois. Autour d’eux, ses collègues assistent impuissants. Les témoins sur place ont particulièrement été marqués par la passivité troublante des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), restés spectateurs d’une violence rare.

Ce qui devait être une manifestation pacifique s’est rapidement transformé en un affrontement ouvert. Jets de pierres, passages à tabac et crépitements de balles ont plongé le site minier dans la terreur. L’étincelle de ce conflit couvait en réalité depuis plusieurs jours. Au cœur des revendications des agents : un litige salarial  et une gestion des ressources humaines jugée arbitraire. La colère a définitivement explosé suite au licenciement brutal de plusieurs employés, mis à la porte sans le versement préalable de leur décompte final.

Pour ne rien arranger, la direction aurait dressé une « liste noire » ciblant une trentaine d’employés, qualifiés de « semeurs de troubles ». Une provocation de trop qui a exacerbé le sentiment d’injustice au sein de la masse laborieuse.

Après trois jours consécutifs de débrayage, les tentatives de conciliation ont tourné au fiasco. Une réunion de crise marathon s’est tenue, le vendredi, 28 août avec, avec le conseiller juridique de l’entreprise. Débutée à l’aube, elle s’est prolongée jusqu’à 21 heures, sans qu’aucun accord ne soit trouvé.

Le point de rupture définitif a été atteint ce samedi matin. La direction de la CECC a catégoriquement refusé d’honorer la totalité des décomptes finaux, proposant en contrepartie un paiement partiel dérisoire. Ce refus a mis le feu aux poudres, déclenchant l’intervention violente des responsables expatriés face à la révolte légitime des travailleurs.

Face à la gravité des faits, les réactions ne se sont pas fait attendre. La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) est immédiatement montée au créneau pour condamner fermement ces dérapages.
« Ce que nous condamnons avec la dernière énergie, c’est le non-respect flagrant des droits de l’homme », a martelé Deogratias Yambenu, coordonnateur territorial. « Nous demandons officiellement à l’entreprise principale, KFM, de résilier immédiatement son contrat avec ce sous-traitant qui bafoue la dignité humaine. »

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