Dans la Kolwezi, la saison des pluies ravive l’angoisse des habitants des cellules Bel-Air 2 et 3. Leurs habitations, écoles et centres de santé subissent de profondes fissures qui seraient attribuées aux activités minières de l’entreprise Ruashi Mining. Face au risque imminent d’effondrement et au silence apparent des autorités, la population, soutenue par la société civile, exige une délocalisation ainsi qu’une réparation, sous peine de lancer de larges actions de protestation.

Avec le retour des précipitations, cette dégradation environnementale s’accompagne d’une menace sécuritaire majeure. La saturation des sols risque de fragiliser davantage des fondations déjà compromises, faisant redouter des effondrements en série. « Ces fissures sont causées par l’entreprise Ruashi Mining selon leur provenance. Elles commencent d’ici jusqu’à nos demeures. » dénoncent un habitant
Pour de nombreuses familles, le calvaire s’est déjà alourdi aux premières gouttes d’eau pluviale. Au-delà des dégâts matériels directes, la crise commence à ébranler le tissu socio-économique du quartier : des bailleurs et propriétaires se retrouvent confrontés aux exigences de restitution de garanties locatives de la part de locataires désireux de fuir la zone d’impact avant qu’un drame ne survienne. « Juste au début de la pluie, nous avons déjà tant de dégâts. Que dire à la fin de la saison ? Nous allons enregistrer beaucoup de morts ici. Que maman Fifi nous vienne en aide. Venez constater les dégâts ici, nous pleurons chaque jour. » alerte-t’il

Et d’ajouter « Nous vivons dans de très mauvaises conditions. Nous avons supporté durant la saison sèche, mais là nous sommes en danger. Nous n’espérons plus qu’en vous, maman Fifi. Les locataires nous exigent déjà leurs garanties pour déménager. »
Contre ce qu’elle qualifie de déni de sécurité, la Société Civile Révolutionnaire dénonce l’inaction des pouvoirs publics et exige des mesures immédiates, notamment la réinstallation prioritaire des sinistrés hors des périmètres à risque.

Épuisés par des démarches administratives et des alertes répétées restées sans réponse concrète, les résidents fixent désormais un ultimatum clair aux autorités provinciales, interpellant directement la gouverneure Fifi Masuka Saini.
Faute de prise en charge rapide et de propositions de relocalisation ou d’indemnisation, les habitants prévoient d’investir la rue lors d’une marche de protestation pour faire entendre leurs revendications.
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