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Kolwezi : Victimes de violences et d’arrestations arbitraires, les creuseurs de Tshipuki rejettent la présence des militaires sur le site

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Des exploitants miniers artisanaux du site de Tshipuki, situé dans la concession de la CMT à Musonoi, dénoncent une intervention brutale menée par des militaires. Victimes d’arrestations arbitraires, d’agressions et de dépouillements ciblant notamment des femmes lors de ces récents  incidents, ils observent une détérioration critique de leur climat de travail. Réunis ce lundi 17 août 2026 au matin, ces mineurs réclament le départ des militaires, la sécurisation de leurs activités et l’assainissement de leur milieu de travail.
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Tout par des événements de la journée de vendredi  14 Août 2026. Des hommes armés en uniforme ont surgi sur le site de Nyoka, procédant à de multiples interpellations, y compris celle de Daniel Mulemba, chargé de la sécurité de la mine. L’opération s’est déroulée dans une grande violence, touchant de plein fouet les travailleuses présentes. « La manière dont nous avons été agressées était très violente. Ils nous ont touchées partout pour nous prendre nos téléphones et notre argent », dénonce l’une des victimes.

Un autre artisan minier confirme les exactions : « Lors des événements de vendredi, on nous a arraché nos téléphones et notre argent. Ce qu’ils font n’est pas bien. L’activité minière doit se faire dans les zones prévues à cet effet, et non dans les parcelles des habitants. »
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Autour d’un café matinal, les creuseurs artisanaux se sont rassemblés pour organiser leur riposte syndicale. Alors que le banditisme urbain gagne du terrain à Musonoi et que les mineurs sont parfois injustement soupçonnés de délinquance, Évariste Ndume a appelé les exploitants à la responsabilité : « Si vous voyez une personne mal intentionnée, il faut la dénoncer. »

Tout en rejetant la présence jugée illégale des militaires sur le site, les artisans réclament une intervention des autorités provinciales et nationales pour garantir leur sécurité. « La province appartient à Maman Fifi et au Président. Nous ne voulons pas voir des personnes venir nous combattre ou créer des problèmes. Nous refusons cela », martèle un membre du regroupement.

Suite aux tensions répétées dans le bassin minier, le message des Creuseurs reste univoque : « Nous, les creuseurs, nous voulons la paix dans le Lualaba. »

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