Un éboulement survenu le lundi 6 juillet 2026 au Bloc 18 (Kakula Sud) du complexe minier de Kamoa Kakula a coûté la vie à Mohamed Ousmane, ingénieur et opérateur au sein de l’entreprise Scaltek.
Selon les informations recueillies par notre rédaction auprès de la famille de la victime, l’accident se serait produit aux environs de 12 heures, alors que Mohamed Ousmane travaillait avec son équipe. Les autres travailleurs auraient réussi à sortir de la zone, tandis que lui serait resté enseveli sous les décombres. Joint par téléphone, le frère de la victime affirme que la famille n’a été informée du drame qu’aux alentours de 20 heures, à la suite d’un appel du directeur des ressources humaines adressé à leur père.
« Il paraît que l’éboulement s’est produit vers 12 heures. Mon frère est resté enseveli. Nous n’avons été informés qu’à 20 heures par le directeur des ressources humaines, qui a appelé notre père. Le corps n’a été extrait qu’autour de minuit, après l’autorisation du Procureur. Depuis ce matin, nous sommes à Kolwezi pour comprendre ce qui s’est réellement passé », a-t-il déclaré à notre rédaction.
La famille attend désormais la fin des formalités judiciaires afin de rapatrier la dépouille à Lubumbashi. « Nous attendons que le Procureur quitte le site afin de remplir les formalités nécessaires au rapatriement du corps de notre frère vers Lubumbashi, où il sera inhumé », a-t-il ajouté.
Marié, Mohamed Ousmane laisse derrière lui une veuve et un enfant. Une enquête a été ouverte sous la supervision du parquet afin de déterminer les circonstances exactes de cet éboulement et d’établir les éventuelles responsabilités.
Au lendemain de ce drame, les activités ont été fortement perturbées sur le site de Kamoa S.A. Selon plusieurs informations recueillies sur place, un mouvement de grève a été déclenché ce mardi 7 juillet 2026, entraînant un arrêt des opérations sur une partie du site. Les grévistes revendiquent notamment une revalorisation de la prime de risque des mineurs, la prise en charge de leurs parents, ainsi que la fixation de la prime à 50 % du salaire net, estimant que les performances de production et les résultats de l’entreprise le permettent. Ils s’opposent à toute proposition limitant cette prime à 30 % du salaire net.
Ce mouvement social intervient dans un contexte de préoccupations croissantes liées aux conditions de travail et à la sécurité sur les sites miniers. Plusieurs travailleurs interrogés évoquent une récurrence d’incidents sur le site, des affirmations qui devront toutefois être corroborées par les enquêtes en cours.
Pour l’heure,Kamoa S.A., filiale de IVANHOE n’avait pas encore communiqué officiellement sur les circonstances de l’éboulement ni sur les revendications des grévistes. Contactée l’entreprise a promis de se revenir dans un meilleur délai
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