Au terme d’une session de mobilisation organisée les 16 et 17 avril à Kolwezi, l’ONG Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH) a dressé un réquisitoire sévère contre le Gouvernement provincial et l’Assemblée provinciale. Entre démolitions forcées et désastre environnemental, le cri de détresse des communautés locales reste sans réponse.
Le constat dressé par Maître Donat Kambola, coordonnateur de l’IBGDH, est alrmant. La province du Lualaba traverse une crise humanitaire et juridique majeure. Au centre du scandale, la destruction de plus de 500 habitations liée aux travaux de modernisation de l’aéroport de Kolwezi. Des centaines de familles se retrouvent aujourd’hui à la rue, victimes d’une procédure jugée arbitraire et menée au mépris des lois de la République.
Le silence assourdissant des élus
Face à ce que l’ONG qualifie de « dérive autoritaire », une institution cristallise les critiques : l’Assemblée provinciale du Lualaba. Malgré l’ampleur du préjudice, l’organe délibérant est accusé d’inertie. Aucune interpellation, aucun contrôle parlementaire n’a été initié pour exiger l’application de l’Édit n°025 du 30 août 2022, censé encadrer l’indemnisation et la réinstallation des populations. Ce vide politique laisse planer un sentiment d’impunité totale au sommet de l’État provincial.
L’appel au sursaut
L’IBGDH ASBL exige désormais des comptes. L’organisation appelle à une réparation immédiate des préjudices subis par les victimes et exhorte les entreprises minières au respect strict de la législation environnementale et sociale. Pour les observateurs, la question demeure : jusqu’où le pouvoir provincial laissera-t-il cette crise s’envenimer avant de briser le silence ?
Leave a comment