Ce samedi 24 octobre 2026, l’ONG AFREWATCH a réuni les acteurs de la société civile, les mouvements citoyens ainsi que les experts de l’administration publique de la province du Lualaba. Organisé dans le cadre de la campagne « Le Congo n’est pas à vendre », cet atelier vise à promouvoir un dialogue constructif pour une meilleure mobilisation des ressources infranationales et une plus grande redevabilité dans la gestion des finances publiques.
Passer du suivi à l’action en amont Traditionnellement investie dans le monitoring des revenus, le suivi des paiements et la publication de rapports d’évaluation, la société civile est désormais appelée à franchir un cap.
D’après Jean KEBA, chargé des plaidoyers au sein d’AFREWATCH, l’enjeu principal est de s’impliquer directement dans la phase de collecte des ressources publiques.« La société civile fait le monitoring des revenus et a publié plusieurs rapports, mais elle n’est pas autant engagée dans les questions en amont qui concernent la collecte. Nous avons voulu qu’elle s’interroge sur la manière dont elle peut aider la province en formulant des propositions concrètes pour une meilleure mobilisation des recettes », a-t-il expliqué.
Cette ambition repose sur l’établissement d’un dialogue permanent entre les régies financières locales, l’administration fiscale et les forces vives de la société civile. Au-delà de la collecte, l’un des axes majeurs abordés lors de cet atelier concerne le processus d’élaboration de l’édit budgétaire. Instrument clé de la politique publique, le budget ne doit plus être perçu comme un simple document comptable.
Les participants sont encouragés à intervenir dès la phase de conception, notamment en prenant une part active aux conférences d’orientation budgétaire. L’objectif est d’apporter des contributions stratégiques pour rééquilibrer les dépenses au profit d’investissements durables pour les populations locales.
À l’issue des échanges, AFREWATCH et les organisateurs ont exprimé leur souhait de voir émerger une véritable dynamique au niveau du Lualaba. Les acteurs sensibilisés disposent désormais des outils nécessaires pour suivre efficacement l’action gouvernementale et exiger plus de transparence et de redevabilité de la part des décideurs publics
Leave a comment