La panique a gagné le village KISANFU, situé dans une zone minière de la province du Lualaba. Dans la nuit du mardi 7 juillet, aux alentours de 22 heures, le silence a été brutalement rompu par le crépitement nourri d’arme. Une situation qui a plongé les paisibles citoyens dans une psychose totale, dans cette région déjà qualifiée de « zone rouge » en raison d’une insécurité chronique.
À l’origine de cette nuit d’angoisse se trouverait un incident survenu au sein même de la concession de l’entreprise Brother Mining. Selon Déocratias YAMBENU, coordonateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise dans ce coin, l’auteur des tirs serait un citoyen de nationalité chinoise employé par cette société minière. Ce dernier, poursuit-il, se trouvant dans un état d’ivresse manifeste, manipulait de manière totalement inconsidérée un fusil d’assaut de type AK-47.
Une passivité déconcertante des forces de l’ordre
Au-delà de la terreur inspirée par les détonations, c’est l’attitude des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) qui suscite aujourd’hui une vive indignation. Alertée, une équipe s’est rendue en urgence sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Sur place, l’expatrié chinois aurait arboré calmement son arme à l’épaule, tandis que les militaires du détachement local des FARDC, y compris, assisteraient passivement à la scène, assis, sans esquisser le moindre geste d’interpellation.
La Nouvelle Société Civile exige des comptes
Grâce à la fermeté de l’équipe d’intervention dépêchée par la suite, l’individu a finalement été maîtrisé, désarmé et acheminé sous bonne escorte vers Kolwezi, le chef-lieu de la province, où il serait actuellement détenu à la disposition des autorités compétentes.
Pour la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), cet incident met en lumière des failles sécuritaires inacceptables : « Nous dénonçons avec la dernière énergie la détention d’une arme de guerre par un expatrié. C’est une prérogative strictement réservée à nos forces de défense et de sécurité », martèle Déocratias YAMBENU.
Et d’ajouter « Comment un civil, de surcroît étranger et en état d’ébriété, peut-il circuler avec un AK-47 au vu et au su de nos militaires sans que cela ne les inquiète ? »
La Nouvelle Société Civile Congolaise demande instamment à l’Auditorat militaire d’ouvrir une enquête rigoureuse pour déterminer l’origine de cette arme de guerre et identifier les complicités qui ont permis sa détention au sein de l’entreprise minière.
Tous nos efforts pour joindre les responsables de l’entreprise Brother Mining n’ont pas abouti. L’affaire reste à suivre
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