La cité minière de Kakanda, située dans le territoire de Lubudi, a été le théâtre de violents remous, le lundi 12 octobre 2026.
À l’origine des tensions, la découverte suspecte du corps sans vie de Kayembe Paulin Tarmac, un creuseur artisanal. Exigeant toute la vérité sur ce drame, ses compagnons d’infortune ont laissé éclater leur frustration à travers plusieurs actes de vandalisme visant les autorités et organisations de la société civile.
C’est à la morgue de Kakanda que la dépouille de Kayembe Paulin Tarmac a été retrouvée en début de semaine. Membre de la coopérative minière CONECA, cet artisan minier âgé d’à peine une trentaine d’années a trouvé la mort dans des circonstances encore totalement inexpliquées.

Derrière ce drame humain se trouve une famille aujourd’hui dévastée : le jeune homme laisse derrière lui une veuve enceinte et six jeunes enfants orphelins.
Pour ses proches comme pour ses collègues du secteur artisanal, cette disparition brutale et inattendue passe pour une injustice inacceptable. Dès la confirmation de la nouvelle, une vague d’indignation a déferlé sur la cité. Convaincus qu’il s’agit d’un acte criminel ou d’une négligence grave dissimulée, des centaines de creuseurs se sont mobilisés dans les rues.

La manifestation a rapidement viré à l’émeute. Submergés par la colère, les manifestants se sont attaqués à plusieurs édifices symboliques notamment, les bureaux de la coopérative CONECA, à laquelle appartenait la victime, le siège de la société civile et le poste de la police.
Ces infrastructures ont subi d’importants dégâts matériels et des actes de saccage au passage du cortège en furie.
« Aucun enterrement n’aura lieu tant que la vérité ne sera pas établie et que les responsables ne seront pas traduits en justice », déclarent-ils
Le message des creuseurs artisanaux est désormais clair et sans équivoque : les obsèques de Kayembe Paulin Tarmac sont suspendues sine die. Ils exigent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et rigoureuse pour faire toute la lumière sur les causes exactes du décès de leur confrère et punir les coupables.
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