Une vive tension règne actuellement sur le site minier de Kamilombe, situé dans la ville de KOLWEZI, près du quartier KAPATA. La menace de déguerpissement qui pèse sur plus de 54 000 exploitants artisanaux suscite une vive inquiétude au sein des Creuseurs et des acteurs de la société civile.
Chaque jour, la présence continue d’un hélicoptère militaire survolant la zone accentue le climat d’incertitude et de panique parmi les mineurs. Si la présence sécuritaire est officiellement censée rassurer, les artisans miniers y voient le signe imminent d’un évincement forcé.
« Nous avons des familles à nourrir. Si l’État a des projets ou s’il y a un différend sur la gestion du site de Kamilombe, nous devons être associés aux discussions », plaident les représentants du comité des creuseurs, appelant directement le chef de l’État et le gouvernement provincial à privilégier une solution concertée et durable.
La société civile monte au créneau et dénonce une démarche jugée précipitée et non conforme. Les acteurs de la société civile indique qu’une éviction directe, sans concertation préalable, enfreint les procédures d’accompagnement social.
Ils préconisent la tenue urgente d’une table ronde regroupant l’ensemble des parties prenantes, notamment les représentants des creuseurs artisanaux, les responsables des coopératives minières, les partenaires industriels et exploitants, ainsi que les autorités gouvernementales. L’objectif est d’aboutir à un compromis équitable, à l’image des processus de relocalisation ou de réorganisation précédemment menés sur d’autres sites, comme le site T17.
Au-delà de l’extraction minière, les acteurs locaux soulignent la contribution directe des activités artisanales de Kamilombe au développement de la communauté. Les retombées économiques de la carrière ont notamment permis de financer la construction d’infrastructures sociales essentielles, telles que des écoles et des structures hospitalières.
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