Dans un communiqué officiel daté du 1ᵉʳ août 2026, la coordination locale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) à Kisanfu a donné l’alerte à la suite d’une attaque violente survenue au cours de la nuit du 30 au 31 juillet à la colline « Indépendance ». Le bilan fait état d’un militaire de la Garde Républicaine tué et de deux blessés graves, à savoir une femme et un garde industriel, tous deux actuellement admis en soins intensifs.
Tensions foncières et exploitation illégale
Au-delà de l’attaque armée, ce drame met en lumière un conflit récurrent autour du contrôle et de la propriété du site de l’Indépendance. La zone fait l’objet de revendications persistantes de la part de la communauté locale et du Chef de Terre NSEMBA, qui réclament sa rétrocession effective.
Pour la NSCC, le gisement est aujourd’hui occupé et exploité de manière illégale. La structure citoyenne pointe directement du doigt la présence d’individus se réclamant de la famille présidentielle, agissant aux côtés d’un membre du groupe minier ERG (Eurasian Resources Group), pour exploiter les ressources du site au détriment des populations riveraines.
Selon plusieurs témoignages rapportés par l’organisation, des militaires de la Garde républicaine seraient intervenus à la demande de certaines personnes pour chasser les policiers, les gardes industriels de l’entreprise COMIDE ainsi que ceux de la coopérative communautaire locale.
Par ailleurs, cette attaque aurait été menée pour faire diversion. « Il semblerait qu’il s’agisse d’un conflit interne. Les militaires mettraient des stratégies pour contourner la décision du chef de l’État interdisant leur présence dans les mines, faisant croire que la mine Indépendance fait face à des attaques d’hommes armés pour rester», indique pour sa part, une source anonyme.
Les exigences de la Société Civile
Suite à la dégradation de la situation sécuritaire et sociale à KISANKALA, la Nouvelle Société Civile Congolaise fixe sa position à travers plusieurs revendications majeures. L’organisation condamne avec la dernière énergie cette attaque lâche et criminelle. Ensuite, la structure demande l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire afin de faire toute la lumière sur ces événements, d’identifier les auteurs matériels et de punir les commanditaires.
Enfin, la NSCC lance un appel urgent aux autorités compétentes et à l’entreprise COMIDE pour qu’elles sécurisent le site sans délai et accélèrent le processus de remise officielle de cette colline à la communauté, par le biais de la coopérative locale.
L’affaire remet sous les projecteurs la problématique de la gouvernance minière et du maintien de l’ordre dans les zones d’exploitation minière au Lualaba, où le chevauchement d’intérêts privés et la présence d’hommes armés continuent d’alimenter l’instabilité.
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