La tension sociale monte au sein de Luilu Ressources SAS. Plusieurs travailleurs accusent l’entreprise de ne pas appliquer le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), malgré les contrôles annoncés par les services compétents. Ils dénoncent une situation qui, selon eux, reste inchangée et appellent les autorités à prendre des mesures concrètes.
Des contrôles jugés inefficaces par les travailleurs
Pour beaucoup d’employés contactés par Sauti ya Lualaba, les opérations de contrôle menées ces derniers mois n’ont pas permis d’obtenir des changements significatifs dans leurs conditions salariales. Sous couvert d’anonymat, un travailleur affirme que certains agents de contrôle auraient reçu des avantages de la part de l’entreprise afin de ne pas révéler les violations présumées de la législation sociale.
Ces accusations n’ont toutefois pas pu être vérifiées indépendamment par Sauti ya Lualaba. Ces allégations traduisent, selon les travailleurs, un climat de méfiance envers les mécanismes censés garantir le respect des droits sociaux.
Le SMIG et la question du taux de change
Au-delà du non-respect présumé du SMIG, les travailleurs dénoncent également l’utilisation d’un taux de change interne dans le calcul de leurs rémunérations. Selon plusieurs agents, Luilu Ressources appliquerait un taux de 2 800 francs congolais pour un dollar américain, alors que le taux observé sur le marché est d’environ 2 250 francs congolais. Pour eux, cette pratique aurait pour conséquence de réduire leur pouvoir d’achat.
« Les simulations proposées par l’employeur sont confuses et difficiles à analyser », affirme un travailleur, estimant que les explications fournies par la direction ne répondent pas aux préoccupations des employés.
Les syndicats interpellent l’Inspection du travail
Dans une correspondance datée du 24 juin 2026 adressée à l’Inspection du travail, la délégation syndicale de Luilu Ressources SAS affirme que les recommandations formulées par l’administration du travail concernant l’application du SMIG, les classifications professionnelles et le respect de la législation sociale n’ont toujours pas été exécutées.
Les représentants des travailleurs dénoncent également l’absence de procès-verbaux officiels constatant la situation et demandent l’intervention des services compétents afin de contraindre l’employeur à respecter les obligations légales.
De son côté, l’employeur aurait évoqué l’impact financier qu’engendrerait l’application du SMIG, notamment une augmentation importante de la masse salariale. Un argument que les syndicats rejettent, estimant que le respect de la loi ne peut être conditionné par des considérations financières.
Une réunion sans réponse satisfaisante
Une réunion s’est tenue ce mardi 14 juillet 2026 entre la direction de Luilu Ressources SAS et les représentants des travailleurs. Des sources confirment que les réponses apportées par l’employeur n’ont pas satisfait les attentes des employés, qui se disent mécontents.
Les travailleurs restent préoccupés par l’absence de solutions concrètes et demandent des engagements clairs sur l’application effective du SMIG ainsi que sur les modalités de calcul des salaires.
Contactée par Sauti ya Lualaba, la direction de Luilu Ressources SAS n’a pas donné suite aux sollicitations avant la publication de cet article.
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