Fidèles à leur engagement citoyen, les militants du mouvement citoyen « Lutte pour le Changement » (LUCHA), section de Fungurume, ont troqué ce vendredi, 12 juin 2026, leurs mégaphones contre des balais, des houes et des râteaux. Ils ont investi la commune urbano-rurale de pour une vaste opération d’assainissement communautaire, communément appelée Salongo.
Cette action d’envergure s’est concentrée sur un point névralgique de la commune : l’arrêt ZAMBE MALAMU, situé au niveau du quartier Njanja. Jadis insalubre, ce lieu de fort trafic a complètement changé de visage grâce à la détermination de ces jeunes militants.

Un devoir citoyen adossé à la Constitution
Pour la LUCHA, cette activité va bien au-delà d’un simple nettoyage bénévole ; elle s’inscrit dans le cadre de la défense des droits fondamentaux des citoyens. Patrick Kabamba, militant actif de la section locale, rappelle la base légale de leur action : « La LUCHA, c’est une lutte pour le changement. L’article 53 de notre Constitution stipule clairement que toute personne a droit de vivre dans un environnement sain et propice à son développement. C’est ce qui justifie notre présence ici aujourd’hui. » Grâce à l’effort collectif, l’arrêt de bus et ses environs affichent désormais une propreté rigoureuse, offrant ainsi un cadre plus digne et sécurisé pour la population locale.
La balle dans le camp des autorités municipales
Si les militants ont abattu le plus gros du travail en regroupant d’importants volumes de déchets, la réussite totale de cette opération dépend désormais des services publics. Des tas d’immondices ont été constitués et attendent d’être évacués.
La LUCHA lance donc un appel pressant aux autorités municipales de Fungurume pour qu’elles prennent le relais. « Nous avons fait notre part. Nous appelons maintenant le service de l’assainissement, les autorités à qui de droit, à venir récupérer ces tas de poubelles. La population vivait dans un milieu malsain. Aujourd’hui, nous avons donné de notre temps pour que les habitants puissent vivre dans la paix et la sécurité sanitaire », a insisté Patrick Kabamba.
Par cette action concrète, la LUCHA Fungurume démontre une fois de plus que le changement commence par des actes locaux, tout en interpellant les gestionnaires de la commune sur leurs responsabilités régaliennes en matière de salubrité publique.
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