L’ombre d’une catastrophe humanitaire et environnementale plane sur Kolwezi. Alertée par des témoignages de riverains, l’ASBL IPDHOR tire la sonnette d’alarme, dans un communiqué de presse, publié ce samedi 03 septembre 2026, sur la situation des habitants des cellules Bel-Air 1 et 2, confrontés à des fissures sur leurs habitations, un risque d’érosion et des menaces de pollution hydrique. L’organisation presse les autorités provinciales et les responsables du projet Musonoie de Rwashi Mining d’agir.
De nombreuses maisons présentent des fissures importantes qui s’aggravent. Outre les dégâts matériels, les habitants craignent les rejets d’eaux industrielles de l’usine de Rwashi Mining acheminés vers une grande tranchée proche des habitations.
Pour Léonard Zama, Directeur Exécutif de l’IPDHOR, la sécurité communautaire est compromise. Il rappelle que la prévention des risques, l’atténuation des impacts et la réparation des préjudices doivent constituer des priorités. L’organisation de la société civile exige un audit sur les Études d’Impact Environnemental et Social (EIES) et le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES).
Malgré les multiples plaintes de la communauté, la situation persiste. Face à la lenteur des réactions officielles, des voix s’élèvent parmi les habitants pour dénoncer l’inertie des autorités.
Pour désamorcer la crise, l’IPDHOR formule des exigences claires aux Autorités Provinciales et Services Techniques.
Diligenter une évaluation technique indépendante pour déterminer l’origine des fissures, évaluer le danger et établir les responsabilités. Prendre des mesures urgentes pour reloger et mettre à l’abri les familles menacées dans le respect de leur dignité.
Au Projet Musonoie de Rwashi Mining
Communiquer en toute transparence sur les mesures de gestion des risques. Engager un dialogue direct avec les riverains et la société civile. Revoir les méthodes d’évaluation des rejets vers la tranchée afin d’éliminer tout risque sanitaire.
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