Depuis vendredi, premier aout 2025, tous les engins sont au garage. Un silence annonce la suspension de l’exploitation minière illégale dans la concession de la Congolaise des Mines et Développement SARL (COMIDE), au village KISANKALA, dans la province du Lualaba.
Sur place, aucun élément de la 22ème région militaire n’est présent. Tout est sous contrôle de la Garde Républicaine. Une commission de KINSHASA est attendues dans les prochains jours pour passer au contrôle. Objectif, identifié les envahisseurs Chinois et Libanais afin de mettre de l’ordre. Selon la société civile qui confirme l’information, les entreprises conformes aux exigences de COMIDE pourraient reprendre les activités comme sous-traitants.
” Il y aura une commission qui viendra de KINSHASA pour passer au contrôle, question de savoir qui est en ordre et qui ne l’est pas. Si vous êtes en ordre, est-ce que vous êtes reconnu par le consessionnaire ? Si oui, vous devez travailler cette fois là comme sous-traitant dans sa concession” affirme, MEXA MUKANYA, Coordonnateur de la société civile EBENEZER.

Les creuseurs sont exemptés. L’Exploitation minière artisanale se poursuit normale dans le bassin de sierra. Certains comptoirs achètent les minerais, mais ils ne savent pas les évacuer. Aucun camion n’est autorisé d’acceder aux sites. “La vente des minerais est libéralisée. Seuls les creuseurs évacuent les produits vers les maisons d’achat de leur choix. Notamment, papsie, Thomas et Kisanfu“.
Une lueur d’espoir pour les habitants de KISANKALA. Près des 10 communautés impactées par le projet minier de la Congolaise des Mines et Développement SARL reclament depuis plusieurs semaines la libération des collines appartenant à leur partenaire, COMIDE.
Une série des manifestations a été lancée pour fustiger cette exploitation minière illégale et ses conséquences sociales et environmentales. MEXA MUKANYA craint, tout de même, le retour imminent des envahisseurs. Il appelle le président Felix TSHISEKEDI à décourager ceux qui bafouent sa vision : Le peuple d’abord.
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