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Kolwezi : Le quartier Kanina doit-il être déclaré « zone rouge » ?

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Vivre à Kanina, c’est flirté avec la mort. Dans cette partie de la commune de DILALA, l’insécurité n’est plus un incident isolé, c’est un régime quotidien. Entre pillages systématiques et terreur organisée, la vie des citoyens ne tient plus qu’à un fil. Ce mercredi 29 avril 2026, le quartier a basculé dans l’horreur, forçant de nombreux habitants, bloqués au centre-ville, à assister impuissants et de loin à l’embrasement de leur foyer.

Des « Kihongozi » maîtres de la terreur

L’anarchie est ici structurée. Organisés en cellules Kanina, Upite, Tshabula, Hewa Bora, ces groupes de délinquants règnent en maîtres sur les abords des remblais de l’entreprise COMMUS. À leur tête, des « Kihongozi » (dirigeants) coordonnent des assauts d’une violence inouïe. Quand ces bandes rivales s’affrontent, c’est la population qui sert de bouclier humain.

Machettes, pierres, bâtons : la barbarie se déchaîne au grand jour. Le bilan de ce mercredi est sans appel : activités paralysées, boutiques vidées, des blessés graves et, pire encore, un homme retrouvé à moitié calciné. À Kanina, quand les « éléphants » se battent, ce sont les innocents qui périssent.

Faillite sécuritaire et complicités troubles

La gestion de la sécurité à Kanina est devenue le grand aveu d’impuissance. Sur le terrain, le constat est déplorable : entre le laxisme des forces de l’ordre et des soupçons de collusion, le contrat de confiance est rompu. Si les balles crépitent pour disperser les foules lors des émeutes, l’accalmie est de courte durée.

Des témoignages accablants font état d’une proximité troublante, voire d’un « copinage » entre certains hommes en uniforme et les chefs de gangs sitôt les troubles apaisés.

L’heure de vérité

Depuis près d’un an, le quartier s’enfonce dans l’abîme. Longtemps confondus avec des creuseurs artisanaux, ces individus ont fini par tomber le masque : il s’agit de hordes organisées qui défient ouvertement l’autorité de l’État.Face à ce bastion de l’incivisme où l’ordre public est une notion oubliée, la question ne se pose plus avec diplomatie, mais avec urgence : qu’attend-on pour déclarer Kanina « zone rouge » et restaurer, une fois pour toutes, la force de la loi ?

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