La tension est montée d’un cran ce jeudi 5 février 2026 au sein de la Société Minière de DEZIWA (SOMIDEZ), joint-venture entre la Gécamines (49 %) et le groupe chinois CNMC (51 %). Les agents ont déclenché un arrêt total de travail pour exiger l’application des nouvelles dispositions légales et dénoncer un climat social délétère.

Le nouveau SMIG au cœur de la discorde
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le non-respect du nouveau Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Fixé à 21 500 FC, son application semble être une pilule amère difficile à avaler pour les entreprises minières de la région. Réclamant l’application stricte du décret nº25/22 du 30 mai 2025, les manifestants ont délaissé leurs postes de travail dès la matinée pour porter leurs revendications devant l’hôtel du Gouvernement.
Outre la question salariale, les grévistes exigent: L’amélioration des allocations familiales et de logement, le retour au taux de change interne de 1 600 FC pour le calcul de la paie, rejetant le taux de 2 200 FC qui leur aurait été imposé, la révision immédiate d’une convention collective jugée obsolète, la mise en conformité de la catégorisation professionnelle et un calcul rigoureux des heures supplémentaires.

Un climat social explosif et des accusations de maltraitance
Devant les bureaux de la Gouverneure Fifi Masuka Saini, les travailleurs ont dépeint un environnement de travail toxique. Ils accusent la hiérarchie de maltraitance et de propos injurieux. Le mécontentement cible particulièrement certains responsables. Les manifestants réclament le départ immédiat de Madame Amhel, Directrice des Ressources Humaines, l’accusant d’être en situation irrégulière vis-à-vis de la législation sur la main-d’œuvre locale, ainsi que de son adjoint, Clément Tambwe. Des propos attribués à Monsieur Pheng (Chef du département Cuivre), perçus comme un défi à l’autorité du Président de la République sur la question salariale, ont également été vivement condamnés.
Crise de confiance envers les syndicats
Les travailleurs désavouent leurs propres représentants. Les syndicats UNTC et CSC, ainsi que les délégués syndicaux actuels, sont accusés de corruption présumée et de trahison des intérêts des ouvriers. Les grévistes sollicitent désormais l’arbitrage du Gouvernement provincial et de l’Inspection du Travail pour l’ouverture d’une médiation. Ils ont prévenu que le mouvement de grève se poursuivra jusqu’à ce que leurs revendications soient totalement satisfaites
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