Le passage à niveau d’Arcadia est devenu le théâtre de tragédies répétées. Entre collisions mortelles et rescapés de justesse, l’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR) dénonce un manque criant de mesures de sécurité face à l’explosion du trafic ferroviaire dans la zone de Kolwezi.

L’alerte est sérieuse et le constat, sanglant
Depuis l’installation d’un entrepôt de l’entreprise Impala au village Musompo, le ballet des trains est devenu quotidien. Les infrastructures de sécurisation, elles, n’ont pas suivi la cadence. Une série noire qui endeuille la population. Le 18 décembre 2025, une collision brutale entre une moto et un train a coûté la vie à un taximan, dont le corps a été tragiquement mutilé. Quelques jours plus tard, une panique générale saisissait les passagers d’un véhicule de transport de marque Hiace au passage à niveau d’Arcadia. Si les occupants ont pu sauter à temps avant l’impact, le véhicule a été broyé par la locomotive.
« Plusieurs routes ont été construites à une époque où les trains ne circulaient presque plus. Aujourd’hui, le trafic s’intensifie, mais ces passages sont restés des pièges mortels », souligne IPDHOR
Le Corridor de Lobito, un risque démultiplié
L’inquiétude de l’IPDHOR est d’autant plus vive que le développement du Corridor de Lobito va drastiquement augmenter le nombre de convois traversant la région. Sans une intervention immédiate, le risque d’accidents de masse devient une certitude statistique.
Un appel à l’action pour la SNCC et les autorités
Face à ce péril permanent, l’IPDHOR exige des mesures concrètes et immédiates. À la SNCC, le retour urgent aux méthodes éprouvées. L’installation de barrières physiques, de signaux d’alerte visibles et le déploiement d’agents de sécurité pour réguler la circulation à chaque passage de train, particulièrement au point critique d’Arcadia. Aux Autorités Provinciales, la réhabilitation urgente de la chaussée au niveau des rails pour éviter que les véhicules ne s’y retrouvent bloqués, ainsi que la mise en place d’un plan de sécurisation global. À l’entreprise Impala, l’ONG appelle la société à assumer sa responsabilité sociétale (RSE) en finançant l’amélioration de la sécurité autour de ses zones d’activités logistiques.
L’heure n’est plus aux constats mais à l’action. Pour l’IPDHOR, chaque jour de retard dans l’aménagement de ces passages est une menace directe pour la vie des citoyens de Kolwezi.
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