Ce jeudi 1er octobre 2026, la tension a franchi un cran au sein de la société minière Jovi Mining. En colère contre la dégradation continue de leurs conditions socioprofessionnelles, plusieurs dizaines d’ouvriers ont déserté leurs postes pour envahir temporairement la Route Nationale 39 (RN39) à la hauteur de Mpupi, dans le territoire de Lubudi.
Au cœur de leurs griefs figure d’abord une rémunération dérisoire en regard des efforts physiques fournis chaque jour. Avec des paies de base tournant autour de 400 000 francs congolais (soit à peine plus de 200 dollars américains au cours actuel), sur lesquelles s’imputent encore des retenues obligatoires pour la restauration, le reste à vivre s’avère insignifiant face au coût de la vie et aux charges familiales.
« Travailler au péril de notre santé pour des miettes, nous n’en pouvons plus ! », lance l’un des manifestants sous le regard approprobateur de ses collègues.

Au-delà de la revalorisation salariale, c’est l’ensemble du climat d’exploitation qui est vivement fustigé par les grévistes. Sur le piquet de grève, les travailleurs dénoncent une absence criante d’équipements de protection individuelle (EPI) et d’outils adaptés aux risques miniers, ce qui accroît considérablement la pénibilité et le danger de leurs tâches quotidiennes.
À cette précarité sécuritaire s’ajoutent des plannings épuisants sans jours de repos compensatoires, l’absence de logements décents, le manque de bus de transport adéquats, des toilettes ainsi qu’une pression managériale constante.

Face à cette détérioration générale de leur cadre de travail, les ouvriers sollicitent l’arbitrage direct des autorités provinciales et nationales pour contraindre leur employeur à appliquer le Code du travail.
Alors que la manifestation aura duré plusieurs heures, le flou demeure entier quant à l’issue du conflit. Sollicitée à plusieurs reprises pour apporter des éclaircissements sur la situation de ses agents, la direction de Jovi Mining est restée muette à ce stade.
Un silence radio qui ne fait qu’alimenter la détermination des grévistes, fermement résolus à maintenir la pression jusqu’à l’obtention de garanties concrètes.
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