Le sang a coulé ce jeudi 7 mai 2026 dans le village de Kisankala. Une attaque barbare menée par des bandits armés a visé un véhicule d’opérateurs miniers, coûtant la vie à un expatrié chinois et laissant un chauffeur congolais blessé. Le butin, colossal, avoisinerait les 40 millions de francs congolais.
L’insécurité franchit un nouveau palier dans la province du Lualaba. Le paisible village de Kisankala a été le théâtre d’une scène d’une violence inouïe. Des malfrats, agissant à visage découvert, ont tendu une embuscade mortelle à un véhicule de transport de fonds et de minerais.

Un assaut d’une violence extrême
Profitant du délabrement de la chaussée qui contraint les véhicules à ralentir, un commando de 5 à 6 individus lourdement armés a barré la route. Selon les témoins, une pluie de balles s’est abattue à l’air. « Ils ont tiré une quinzaine de coups de feu. Une balle a traversé l’habitacle, blessant le chauffeur à l’épaule avant de loger fatalement dans la tête du passager de nationalité chinoise », explique Mexa Mukanya, représentant de la société civile Eben Ezer. Si deux passagers ont miraculeusement survécu à la fusillade, le bilan reste lourd : un mort et un blessé grave actuellement pris en charge au centre de santé.
Un butin record de 40 millions de FC
L’objectif des assaillants était clair : l’argent. Après avoir neutralisé les occupants du véhicule, les bandits ont fait main basse sur une somme vertigineuse. Selon les premiers témoignages du chauffeur, ce sont près de 40 millions de francs congolais qui ont été dérobés avant que les criminels ne s’évaporent dans la brousse environnante.

Le cri d’alarme de la société civile
Cet incident relance le débat sur la sécurité des opérateurs économiques dans les zones minières. Pour la société civile locale, la répétition de ces drames est insupportable. La victime avait, semble-t-il, déjà été la cible d’une attaque similaire par le passé. Au-delà de la traque des coupables, Mexa Mukanya pointe une responsabilité partagée : « Nous demandons au gouvernement provincial d’interpeller les exploitants. Il est urgent d’aménager ces routes. Le mauvais état de la voie est le premier allié des bandits ; c’est là qu’ils frappent car ils savent que les véhicules ne peuvent pas s’échapper. »
Alors que l’enquête débute à peine, la peur gagne les rangs des investisseurs étrangers. Ce nouveau drame pose une question brûlante : comment sécuriser durablement le corridor minier du Lualaba face à des bandits de mieux en mieux informés et armés
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