Après un premier avertissement en janvier dernier, la colère des travailleurs de la Minière de Kalumbwe Myunga (MKM SAS) a franchi un nouveau cap. Ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure en déclenchant un arrêt de travail. En cause : le non-respect flagrant des engagements pris par la direction et une dégradation constante de leurs conditions salariales.

Alors qu’un terrain d’entente semblait se dessiner après les mouvements de protestation du début d’année, le constat est aujourd’hui amer. Aucune des revendications majeures n’a été satisfaite. Face à ce qu’ils qualifient de « manque de considération manifeste », les travailleurs ont déposé un préavis de grève avant de paralyser la production.
Les grévistes fustigent une gestion opaque et des coupes sombres dans leurs avantages acquis. Les revendications tournent autour du non-respect du taux de change conventionnel de 900 FC pour 1 USD, un accord qui tenait pourtant depuis 2017. Ils dénoncent des irrégularités graves qui touchent au cœur même de la fiche de paie. Notamment, les erreurs de calcul systématiques sur les salaires, la non-prise en compte de l’ancienneté et des catégories professionnelles, réductions « abusives » des allocations familiales et des indemnités de logement.
Si le dialogue reste officiellement ouvert, le fossé entre les promesses de janvier et la réalité de février semble, pour l’heure, difficile à combler. Pour les employés, la pilule est d’autant plus difficile à avaler que ces pratiques compromettent non seulement leur pouvoir d’achat, mais aussi le climat social nécessaire à la productivité.
Les agents de MKM SAS conditionnent la reprise du travail à une révision immédiate des bulletins de paie et au rétablissement intégral de leurs droits, conformément à la législation du travail en vigueur. Dans leur dernière mise en demeure, les travailleurs menacent de porter le différend devant les services compétents de l’État et de maintenir la pression jusqu’à l’obtention d’un règlement « juste et immédiat ».
Leave a comment