Le fleuron industriel de la Carrière du Lualaba (CARRILU) est à l’arrêt. Ce mardi 10 février 2026, les agents de deux entreprises sous-traitantes, AIG SARRLU et Rongtong international ( RTI), spécialisées dans le transport de ciment, de chaux et de calcaire, ont barricadé la route principale menant au site. Des pneus enflammés marquent la colère des travailleurs face à leurs employeurs.

Parmis les revendications sociales majeures, les manifestants exigent avant tout le respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), conformément aux directives du gouvernement congolais. À cela s’ajoutent des réclamations sur le paiement des primes, des heures supplémentaires et la prise en charge des soins médicaux.

Les conditions de travail sont également déplorées. « Nous n’avons ni bottes, ni tenues de protection. Nous travaillons de 5h à 23h et la nourriture fournie est de mauvaise qualité », déplore un gréviste.
La situation diffère selon les entreprises. Chez AIG SARRLU, un dialogue s’est ouvert entre les responsables et les grévistes. Toutefois, les premières discussions ont échoué. Les agents campent sur leurs positions : un salaire de base de 500 $ pour les moins qualifiés et une dotation immédiate en équipements de protection individuelle (EPI).
Par contre, à la RTI, les négociations sont au point mort. Les portes restent fermées et les responsables Chinois sont accusés de faire la sourde oreille. « Depuis janvier, nous n’avons pas touché nos salaires. Le SMIG est bafoué et les responsables affichent une indifférence totale », s’indignent les travailleurs.
Depuis hier, l’activité de la CARRILU subit un coup d’arrêt brutal. Aucun camion ne circule, bloquant toute la chaîne logistique. Face à cette tension persistante, les grévistes lancent un appel pressant à l’intervention des autorités provinciales pour décanter la situation.
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