L’ONG IPDHOR sort du silence. Face à la multiplication des accidents mortels dans les mines de la province, l’organisation dénonce un manque de sécurité flagrant. Elle appelle les autorités à agir d’urgence pour protéger la vie des creuseurs. Le bilan fait froid dans le dos. En seulement deux mois, les mines artisanales du Lualaba se sont transformées en véritables mouroirs.

Selon le dernier communiqué de l’Initiative pour la Promotion des Droits de l’Homme et de la Réinsertion Sociale (IPDHOR), la liste des victimes s’allonge dangereusement. Plus de 30 morts à Mulondo, 5 corps retrouvés à Kinsakala, 11 décès récents à Tulwizembe. Pour l’IPDHOR, ces drames ne sont pas des accidents isolés, mais le résultat d’une “crise structurelle“.
L’organisation accuse le contraste entre les taxes perçues par l’État et l’absence quasi totale de sécurité sur le terrain. Les creuseurs travaillent dans des conditions précaires, sans encadrement réel ni dispositifs de prévention des risques. IPDHOR estime que l’on ne peut plus se contenter de compter les morts.
Elle exige des enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur ces drames.La suspension des activités dans les zones jugées à haut risque. Une sécurisation rigoureuse et un encadrement permanent des sites par les services techniques. « Chaque vie humaine compte », rappelle l’IPDHOR. Pour l’organisation, l’inaction des autorités revient à banaliser la mort de ces citoyens qui cherchent simplement de quoi vivre
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