Home Mines Kolwezi : Ruashi Mining, un petit minier qui tue à pas de géant
MinesSociétéUncategorized

Kolwezi : Ruashi Mining, un petit minier qui tue à pas de géant

Share
Share

À vue panoramique, les infrastructures de l’entreprise Ruashi Mining, qui émettent une sévère pollution acidifiée contre la population. Nous sommes précisément à proximité de la prison centrale de Dilala, dans la cellule DILUNGU, au quartier BIASHARA.

La contrée est prise à partie par une pollution attestée d’acide, générée par la société Minière Ruashi Mining. Un investissement faisant partie du groupe METOREX, une filiale de la multinationale chinoise Jinchuan Group Limited.

Depuis décembre 2025, ces infrastructures ont exposé des vies, se mettant à détruire les habitations qui l’environnent, par les rejets de l’acide provenant de son Bassin de retention. Nouvellement installé, le fameux bassin, bouillit à un certain réchauffement, dégageant enduite du gaz vaporisant vers les airs qui, au gré de la température aérienne, se transforme en liquide qui s’abat, par la suite, en forme de grumeaux de pluie sur toutes les maisons approximatives.

C’est déjà une pollution avérée contre laquelle les habitants ont commencé à lutter, d’autres remonte le temps. «Nous, population, habitons de ce côté depuis 2010. Nous avons constaté que, depuis les trois dernières années, la société Ruashi Mining a pris l’initiative d’implanter un certain nombre d’infrastructures minières notamment, son bassin d’acide. L’évaporation a emmené des conséquences directes sur la santé humaine et sur notre plantation», affirme Donat KAMBOLA, l’une des victimes

Pas seulement la végétation qui tombe malade asséchée mais également les familles qui sont touchées. «La Prolifération des maladies respiratoires aux enfants et les saignements, sont des indicateurs à valeur de preuves que l’environnement est sérieusement pollué. Devant la santé et prévention humaines, il n’y a pas de prix», poursuit-il

Tout ce qui porte vie est contraint par l’état de cette situation. Sur les toitures des habitations impactées des nombreux trous suite à une carbonisation provoquée par cette pluie d’acide. Les bananiers s’assèchent, de l’Aloé Vera qui ne sait plus baver du clair, sa substance visqueuse devient jaunâtre. L’entreprise avait récemment fait l’objet d’un examen minutieux concernant aussi ses protocoles de sécurité suite à des accidents mortels survenus dans ses opérations souterraines début 2024, mais sans débouché concret.

Un environementaliste, qui s’est engagé à soumettre au laboratoire les échantillons, prévient un éventuel éclatement d’une pire nouvelle catastrophe. Et, aux habitants de se désoler : «Nous sommes finalement une ville sacrifiée ou une ville solution ou une ville oubliée tout simplement ? Avec l’incapacité des autorités provinciales à nous protéger» S’exclame Donat KAMBOLA.

La prise de contact urgente de la population et la Gouverneure FIFI Masuka, à travers leur mémorandum, avait enclenché le dépêchément d’une délégation du Gouvernement. Le Rapport de leur inspection rendu à leur retour à l’Autorité a fait envoyer au tiroir la souffrance de ce peuple. Un pauvre peuple qui manifeste son étonnement face à ce fâcheux événement qu’ils dénoncent ne le vivre qu’en milieu rural mais en être victime dans une zone urbaine itou, est une première et cela ne pourra pas passer. «Tout ceci se fait sans que l’entreprise n’ait procédé à une consultation de la population. Si elle présente une étude d’impact environnemental qui existe, c’est un faux. Parce que la population directement concernée n’a jamais été consultée. Sur le plan social, nous n’étions pas invités à l’élaboration du cahier des charges. Certes, l’entreprise peut brandir un cahier des Charges qui l’aurait signé avec les gens du quartier Biashara, ceux-là n’ont rien avoir avec la population directement concernée parce que la loi statue que toutes les actions sociales doivent profiter d’abord aux communautés» a-t-il renchéri

Face à cette menace existentielle, les voix des Organisations de la société civile n’ont été faites d’aucun cas auprès des autorités compétentes. Le ministre des Mines et celui des affaires foncières de la province du Lualaba sont fustigés. Lors de leur descente, ces délégués n’ont pas consulté les victimes dont les esprits sont désormais chauffés. Chauffés comme de la soudure au four. Cette population dit ne plus envisager de reculer à un plan B contraignant, retenu contre le gouvernement et l’entreprise, responsable de sa souffrance. «On ne devrait pas subir ce genre d’impacts, l’on devrait plutôt les prévenir. Peut-être en délocalisant la population. Mais, en attendant tout déplacement, nous exigeons qu’on puisse arrêter les activités de Ruashi Mining notamment l’utilisation du bassin de rétention d’acide sulfirique. Sinon, nous, population, allons nous prendre en charge c’est-à-dire mener des actions citoyennes pour mettre fin à cette activité que nous considérons ⁸illicite parce que ça ne respecte pas les Droits de l’Homme», jurent les victimes, au cours d’une réunion, tenue, ce samedi 24 Janvier 2026.

Et d’expliciter. «À court terme et urgemment, il faut d’abord faire cesser ces activités. Nous n’allons pas attendre de mourrir pour que le Gouvernement vienne nous déplacer». La délocalisation représente pour eux, dans l’évidence des choses, une solution à long terme. Mais d’abord présentement, il faut un arrêt des activités minières. «Si les arbres, les coqs et les chèvres sont directement attaquées que dire des êtres humains»

Share

Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Don't Miss

HAUT-KATANGA: La Compagnie Minière de Luisha (COMILU) éclaire la lanterne face aux accusations des manifestants

Après avoir pris connaissance de certaines informations non confirmées sur les réseaux sociaux, nous nous sommes rendus sur place à Luisha pour une...

Kolwezi: Lancement de la colonie des vacances édition 2025 de COMMUS S.A.S à la cité Gécamines

Déroulant sa cérémonie d’ouverture au stade Matala de la cité gecamines kolwezi, en présence des représentants de la Compagnie Minière de Musonoie, des...

Related Articles

Pollution Ruashi Mining : Les victimes saisissent la Gouverneure Fifi Masuka

Les communautés riveraines, des installations minières, de la société RUASHI MINING (METOREX),...

Suspension des activités dans les entités de traitement: Les sociétes coopératives en danger

Le Ministre des Mines, Louis WATUM KABAMBA vient de suspendre, à titre...

Délocalisation des communautés dans les zones minières : Quelle thérapie pour sauver des populations affectées?

Dans la province du Lualaba, chaque processus de délocalisation vaut une vague...

Lualaba: Les Creuseurs défient la loi, les Agents de KCC se confient aux autorités

Des centaines, voire des miliers des travailleurs de l’entreprise KAMOTO COPPER COMPANY,...