À Kolwezi, les habitants de la cité Gécamines Musonoi vivent toujours dans la peur. Le retour de la pluie a ravivé les inquiétudes dans cette zone minière fragilisée par les glissements de terrain. Depuis 2019, le processus de délocalisation tarde à aboutir, ce qui laissent des familles dans l’incertitude.

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas à la cité Gécamines Musonoi. Les avenues Oshwe et Maï-Ndombe sont les plus touchées. Les murs se fissurent davantage, les maisons ne tiennent plus qu’à un fil et menacent à tout moment de s’effondrer. Des glissements de terrain sont signalés çà et là. Malgré les démarches entreprises, rien ne semble évoluer. Les conséquences des activités minières dans la zone sont jugées désastreuses, et deux entreprises implantées dans la périphérie sont pointées du doigt par les habitants.
Lors de sa dernière sortie médiatique, le ministre provincial des Affaires foncières, également président de la commission de délocalisation, a tenu à rassurer : « Le processus n’est pas au point zéro », a-t-il déclaré.
Le gouvernement provincial affirme avoir envisagé plusieurs pistes de solution. Les familles dont les maisons sont les plus endommagées peuvent être relogées dans des logements sociaux. Mais sur le terrain, les concernés restent méfiants et sceptiques.
Jean-Pierre Kalenga a par ailleurs précisé que le processus de délocalisation concerne également une partie de la cité Gécamines Kolwezi, où la situation évolue progressivement.
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