Une manifestation de colère a éclaté, ce vendredi 08 juin 2025, à la cimenterie de CARRILU (carrière du Lualaba), dans le secteur LUILU. Plusieurs agents de cette société sont descendus dans la rue pour revendiquer leurs droits. Ils ont brulé des pneus à l’entreprise. Aucun passage des camions n’a été observé après plusieurs heures.
Les manifestants dénoncent le non respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), conformément au Décret n°25/22 du 30 mai 2025. ” le SMIG pour un manœuvre ordinaire est fixé à 14 500 FC par jour depuis mai 2025, avec une augmentation prévue à 21 500 FC à partir de janvier 2026. Actuellement, la société nous rémunère à hauteur de 5,18 USD par jour, soit 11 063 FC au taux de 2 136 FC/USD, ce qui est inférieur au SMIG légalement établi. Cette pratique constitue une violation flagrante de l’article 87 du Code du travail congolais, qui stipule que tout salaire inférieur au SMIG est nul de plein droit” ont ils déclaré dans leur mémo.

Selon les manifestants, “la majorité des travailleurs ne sont pas classifiés selon les catégories professionnelles prévues par la législation en vigueur. L’article 90 du Code du travail congolais impose à l’employeur d’établir une classification des emplois, de l’exécution à la maîtrise, jusqu’au cadre de collaboration“.
Parmi d’autres révendications, les employés de la carrière du Lualaba exigent l’installation du banc syndical reconnu au sein de l’entreprise. L’absence de cadre les empêcheraient d’exercer leur droit fondamental à la représentation collective.

Pour eux, l’allocation annuelle actuelle de 100 $ pour les frais de scolarité est manifestement insuffisante pour couvrir les besoins éducatifs des enfants, dans le contexte économique actuel. Ils sollicitent l’ajout de deux sacs de farine par mois pour chaque agent, dans le but de renforcer la sécurité alimentaire des ménages.
Cette manifestation intervient deux mois après la mort de leur collègue, décédé en plein travail dans un accident causé par un sujet Chinois. Les grevistes remettent en cause le service rendu par l’inspection de travail et prevoyance sociale dont ils qualifient des corrompue.
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