Lorsqu’on parle du purgatoire, le quartier Musonoie, dans le Chef lieu de la province du Lualaba, devient le pire symbole du concept où le pêcheur doit expier les conséquences des péchés commis. Et pourtant, les habitants de cette partie de Kolwezi ne sont reprochés de rien. Un quartier résidentiel au cœur d’Intenses activités minières !

La condamnation des nombreuses vies qui descendent aux enfers de leur existence se figure tel un sort dont sa victime est sans espoir. Des années passent le calvaire, à force d’être entretenu, devient de plus en plus immuable. L’unique erreur serait d’habiter un sol riche des ressources Minérales. Depuis 2019 les sociétés minières œuvrant dans la zone leur font subir l’enfer à cause de leur boulimie minière.

Six ans d’une vie insoutenable, l’éclair paradisiaque est un rêve dans un pénombre. Les autorités observent les faits, entendent les cris mais leur suite est désormais considérée comme celle des bonimenteurs. Deux géants miniers sont installés dans les environs de cette cité, autrefois, de la gécamines. Une mine souterraine d’un côté, une autre à ciel ouvert non loin du même endroit. La concentration des activités de ces deux entreprises enfonce les clous dans la plaie et continue à la pourrir.

Les dommages collatéraux ont atteint leur paroxysme. La Terre est craquelée, les murs fissurés, des maisons affaissées. Les Exploitations des ressources produisent aussi la nuisance sonore. Des poussières polluantes sortent fortement de la déflagration qui vibrent sérieusement pendant de très bonnes minutes jusqu’à ébranler les domiciles, nuits et jours. L’eau de robinet même ne sait plus régulièrement couler. L’âme du quotidien de cette population est tout simplement vendue au diable pour cause du charme minier. Le but est de rayer la cartographie de Musonoie.

La périphérie n’importe à rien. Il faut utiliser Les exploisions des dynamites pour y parvenir. Car, “nous ce sont les minerais ! Pas autre chose “. La vie est difficile. Les voix se lèvent pour implorer miséricorde, mais elles sont obstruées par la tour de Babel érigée juste à côté. Les nombreux passages des autorités pour visite d’inspection de ces drames affligeants, sont seulement des vrais mirages. Il faut vendre une apparence trompeuse pour apaiser l’amertume de la ciguë et la laisser reprendre derrière son dos. “Mon émolument suffit“.

L’empathie est une morale de la Bible et de certains religieux. La vérité doit s’expliquer autrement. Parmi les deux firmes environnantes, une est concessionnaire et l’autre vecteur de tous ces dégâts, dont les yeux sont épuisés de voir. Qui pour indemniser et délocaliser ces paisibles victimes ?

La question se pose et elle est d’une forte intensité. Les voix se meurent… La vie aussi…Alors, la réponse à ces préoccupations ne pourrait-elle attendre que le retour de christ revenant bientôt ? Autant d’interrogations qui interpellent et appellent des actions réellement salvatrices du gouvernement congolais.
Leave a comment