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LUALABA  : Un Consortium des organisations de la société civile fait des graves révélations concernant COMMUS SAS et TFM

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Une enquête écoulée sur un an, de 2023 à 2024, fait l’effet d’une déflagration sur deux géants miniers, COMMUS SAS et TFM CMOC, situés dans la Province du Lualaba en RDC, qui couvrent des réalités intestines perplexes et écrasantes. Les violations systématiques des Droits humains, au mépris des dispositions légales.

Ces rapports éclairent les problématiques de ces entreprises à partir d’un échantillon aléatoire de 550 travailleurs disséminés entre deux sites : 250 travailleurs, principalement des hommes, sur le site de la Compagnie Minière de Musonoie, et 300 travailleurs sur le site de Tenke Fungurume Mining, comprenant 248 hommes et 42 femmes.

Les licenciements sont abusifs basés sur des fautes mineures ou non avérées, comme le cas des crevaisons de pneus ou des retards d’approvisionnement en carburant. A cela s’ajoute le congé annuel payé non-conformément à la loi congolaise, et certains travailleurs sont soumis à des horaires de travail extrême sous compensation inadéquate. Le recrutement corrompu par le népotisme, et favoritisme. Un manque évident d’équité dans l’engagement des autochtones.

Chez TFM, les conditions de travail dans l’usine 30K sont dangereuses, exposées à des problèmes environnementaux affectant à la fois les travailleurs et les communautés voisines. L’entreprise a mis en place un système de primes pour atteindre des objectifs de production.

Les chiffres indiquent qu’en 2023, COMMUS a produit 128 000 tonnes de cuivre et 2 306 tonnes de cobalt, tandis que TFM a atteint 280 297 tonnes de cathodes de cuivre et 21 592 tonnes de cobalt métal. Quatre-vingt-quatre pourcent (84%) des travailleurs disent percevoir un salaire entre 301 $ et 700 $. 8% des répondants touchent entre 701 $ et 1500 $ ; et, enfin le degré des simples responsables et agents évalué à 8% gagne moins de 300 $.

Cela laisse croire que COMMUS paye des salaires dérisoires par rapport au coût de vue et aux profits que génère la mine. Dans l’ensemble, des travailleurs 80% sont insatisfaits par cette rémunération.

Selon les témoignages des certains agents, les dirigeants de cette entreprise affirme que ces salaires sont conformes à leurs productivités effectuées. Mais, les conditions sont pires, ont-ils déploré.

Le rapport révèle une situation alarmante des employés. “COMMUS rémunère les heures supplémentaires suivant la volonté du chef, et de fois, il invente des explications compliquées aux fins de priver les bénéficiaires de cette rémunération supplémentaire“.

CMOC TFM, les heures supplémentaires sont payées, seulement 32,3%. Les employés ne sont pas contents ou satisfaits du pourcentage”. Peut-on lire dans ce rapport

Un ancien travailleur anonyme de COMMUS témoignant sur les raisons de sa démission déclare: « J’ai démissionné moi-même à cause de la situation qui m’était difficile avec mes chefs hiérarchiques, notamment avec le Directeur du département. Au mois de novembre, nous étions quatre travailleurs. Une fois arrivés au travail, nous avons constaté que l’eau montait, risquant de noyer les pompes. Nous avons appelé notre superviseur à plus de quatre reprises pour prendre des précautions. Cela a été considéré comme un accident du travail ayant entraîné la noyade des pompes. En conséquence, nous avons été sanctionnés pour 15 jours avec une retenue sur notre salaire du mois de décembre et notre 13ème mois a été confisqué par le Directeur de l’hydrométallurgie ».

Le consortium des Organisations de la Sociale Civile, dont IPDHOR, plaide auprès des autorités de la RDC au rôle de régulateur contraignant à l’endroit de ces miniers COMMUS et TFM à améliorer significativement les conditions professionnelles des travailleurs congolais, tant dans leurs propres opérations que tout au long de la chaine d’approvisionnement du cuivre et cobalt en amont comme en aval.

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