À la société minière de Deziwa (Somidez), le climat social est loin de l’apaisement. Après une brève accalmie, une nouvelle tempête secoue ce géant minier du Lualaba. Les agents ont déclenché une grève sèche ce mardi 17 février 2026, constatant l’expiration du délai de 10 jours accordé par le gouvernement provincial pour répondre à leurs revendications.
Pour les manifestants, l’employeur a fait preuve de mauvaise foi. Mobilisés en masse, ils ont une nouvelle fois saisi l’exécutif provincial pour dénoncer le non-respect des accords, en particulier l’application du nouveau Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG).
Plus grave encore, les grévistes dénoncent des manœuvres d’intimidation. Ils accusent certains responsables de la société de proférer des menaces à leur encontre, alors qu’ils estiment agir dans la légalité la plus stricte.
Face à ces accusations, la réplique de la direction ne s’est pas fait attendre. Contacté, le Directeur des Ressources Humaines de la Somidez rejette ces griefs en bloc. Selon lui, les directives du gouvernement ont été scrupuleusement suivies.
Il soutient que la majorité des agents perçoivent déjà une rémunération supérieure au SMIG. Quant aux manœuvres légers et lourds, dont les salaires étaient auparavant inférieurs au seuil légal, ils auraient bénéficié d’une augmentation considérable. Le dernier touche près 531 $. Une revalorisation qui, selon la hiérarchie, s’étendrait de manière significative à l’ensemble de la masse salariale.
Pour l’heure, le dialogue de sourds s’installe et la tension reste vive sur le site. Les regards se tournent désormais, une fois de plus, vers le gouvernement provincial, appelé à trancher ce différend qui paralyse l’un des poumons économiques de la province.
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