La salle de la commune de Lubumbashi a vibré, ce dimanche 29 mars 2026, au rythme de la première édition de la Conférence des Femmes Journalistes. Organisée par un collectif dynamique en clôture du mois de la femme, cette rencontre a dressé un état des lieux sans complaisance des défis de la profession sous le thème : « La voix de la femme dans la presse à Lubumbashi ».

Un métier de prestige, de pudeur et de déontologie
Ouvert par Marianne Yav, deuxième vice-présidente de l’UNPC, le débat a d’emblée posé les jalons de l’excellence. Elle a rappelé que la femme journaliste est le miroir de la société. Pour elle, la crédibilité de l’information repose sur l’intégrité de celle qui la porte : « La rigueur morale est notre premier rempart contre les dérives », a-t-elle déclaré, exhortant ses paires à incarner une presse digne et respectée.

L’investigation : Le courage signé Sauti ya Lualaba
L’un des moments forts de la journée fut l’intervention de Becky Kasongo, d’ores et déjà figure de proue du média en ligne Sauti ya Lualaba. Avec une passion communicative, elle a brisé le mythe du journalisme de confort. Pour elle, l’excellence féminine se forge sur le terrain, là où les risques sont réels. « Le journalisme d’investigation n’est pas un travail de bureau ; c’est un engagement de tous les instants, parfois périlleux », a-t-elle témoigné avec gravité. Elle a souligné que derrière chaque femme de terrain déterminée à faire jaillir la vérité, le soutien de l’entourage est le socle indispensable d’une carrière réussie.

Le numérique : Maîtrise et sécurité
Godlive Nyemba, responsable d’un média en ligne, a complété ce tableau en abordant le virage technologique. Loin du simple “vedettariat” des réseaux sociaux, elle a encouragé les professionnelles à utiliser les outils numériques comme des boucliers pour protéger leurs sources et leurs données, alliant ainsi modernité et prudence.

Une sororité porteuse d’avenir
Après des échanges riches sur la conciliation entre vie de famille et carrière, la journée s’est achevée dans une atmosphère de solidarité vibrante. Entre séances photos et moments de convivialité, cette conférence a prouvé que la presse lushoise peut compter sur des femmes de talent, audacieuses et prêtes à redéfinir les standards de l’information.

Ce mois de mars se clôture sur une note d’espoir : celle d’une presse féminine forte, incarnée par des médias engagés comme Sauti ya Lualaba
Leave a comment