Ce vendredi 06 février 2026, pour la deuxième journée consécutive, les machines de la Société Minière DEZIWA, sont restées muettes. Sous une pluie battante qui semble s’accorder à la colère des travailleurs de la SOMIDEZ, les agents ont décidé de maintenir leur mouvement de grève sèche, faute de compromis avec la direction.
Malgré les tentatives de conciliation entreprises auprès du Gouvernement Provincial du Lualaba, les échanges semblent avoir « accouché d’une souris ». Les grévistes ont changé de stratégie dès la matinée, prenant d’assaut les bureaux de la Fonction Publique. Sur place, les discussions entre les délégués de manifestants et les représentants de l’entreprise piétinent : les violons tardent à s’accorder.

Le point de rupture se resserre autour de l’application du nouveau Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), récemment fixé à 21 500 FC. Les manifestants accusent la direction de la SOMIDEZ de refuser délibérément de fournir les preuves administratives et comptables attestant de l’alignement effectif des salaires sur cette nouvelle grille. Pour la base, les « stratégies de communication » de l’entreprise ne sont que des manœuvres dilatoires qui ne passent plus.
Au-delà des chiffres, les agents continuent à exiger, avec force, le départ de certains hauts responsables de la société. Ces cadres sont pointés du doigt comme les principaux artisans d’un « blocage social » persistant, empêchant toute amélioration des conditions de vie des travailleurs de cette joint-venture entre la Gécamines et le groupe CNMC.
Jusqu’à l’heure, les manifestants restent fermes : aucun retour au poste n’est envisagé sans une réponse concrète et immédiate à leurs desiderata.Une affaire qui reste, plus que jamais, à suivre.
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